La Chaise-Dieu - Intro

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Vue d'ensemble de la Chaise-Dieu

Si vous connaissez un peu cette bourgade de Haute-Loire, et avez de jolies images à nous faire partager, que ce soit, sur la Chaise-Dieu, son abbatiale, la région, n'hésitez pas à mettre votre grain de sel sur ce wiki.


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Localisation géographique

Google Maps va nous donner un petit coup de main pour localiser la Chaise-Dieu

Le Géoportail, nous donne quant à lui, une image plus précise.

Un peu d'Histoire

Robert de Turlande (1001-1067) est un descendant d'une longue famille auvergnate. Son père était le comte d'Aurillac et sa mère, Rhingarde, était fille du comte de Rhodez. La naissance de Robert est en elle-même un vrai conte de Noël. Durant sa grossesse, Rhingarde décida d'aller prier sur la tombe de Saint Mary. Au retour du pélérinage, elle ressentit des contractions, et aidé de deux serviteurs, elle demanda à être emmené dans une caverne toute proche. Elle accoucha, et pria Dieu immédiatement de le bénir. Cette naissance isolée était un signe que l'enfant, qu'elle appela Robert, allait consacrer sa vie à la solitude. Aprés avoir repris la route, Rhingarde arriva au château d'Aurillac pour montrer le nouveau né à son époux. Ce dernier, l'embrassa avec grande joie, et lui mit dans sa petite main son épée. Robert, aurait, dit la légende, rejeté l'arme, montrant de ce fait, qu'il était homme de paix et non homme de guerre.

Son éducation fut confiée aux chanoines de Brioude. Il devint rapidement l'un d'eux, et fut ordonné prêtre, à la Basilique Saint-Julien de Brioude. Robert vivait ses premières années en grande piété, et consacrait tout son temps à l'amour de Dieu et des pauvres. Il donnait dit-on ses propres vêtements. En prenant sur ses biens, il fonda pour les infirmes et lépreux un hopital à Brioude. Pour pouvoir vivre de manière plus austère, conformément à ses aspirations, il partit pour Cluny, voulant délaisser les responsabilités qui lui avaient été données au sein du châpitre de Brioude. Il y serait sûrement resté, si les malheureux dont il avait pris la peine, ne s'étaient pas manifestés. Ils se sentirent tellement délaissés, que Robert décida de revenir vers eux pour continuer sa tâche. Pendant quelques temps, il se mit à parcourir les monts d'Auvergne. Ce qu'il y vit l'amena à élaborer un projet : celui de créér un endroit où les pauvres, les délaissés pourraient trouver refuge. Ce monde était trop méprisant pour la misère des hommes, les monastéres eux-mêmes étaient partis dans des directions qu'il ne pouvait approuver, délaissant leurs règles.

Avant cependant de donner corps à ses idées, il décida de rencontrer à Rome le Pape Benoît IX, pour obtenir de lui ses conseils. Ce dernier l'encouragea dans ses projets, et au retour Robert décida d'étudier la règle de Saint Benoit au monastère du Mont-Cassin. Ce séjour fut relativement bref, mais il lui permis d'appréhender les traditions monastiques. Robert ne savait pas où établir son monastère, mais comme beaucoup à cette époque, il était sûr qu'un signe de Dieu viendrait lui donner la voie.

Un jour, il rencontra un ancien soldat de son père, nommé Etienne de Chaliers, à qui il confia son souhait. Etienne, las de la vie de tueries, de débauches, voulait expier dans la solitude et le recueillement tous ses péchés. Robert vit en lui le signe qu'il attendait de Dieu. Il allait s'associer à lui dans cette recherche.

Etienne quittant Robert, partit pour Notre-Dame-du-Puy, en pélérinage. Au retour, traversant les monts d'Auvergne il s'arréta dans une clairière, au milieu d'un bois de sapins et de hêtres. Une église en ruine allait lui permettre de se recueillir. A peine eu t'il commencé à prier, qu'il entendit une voix gémissante venant des ruines. Aprés quelques recherches, il aperçut un homme couché trés mal en point, mais qu'il reconnu comme un de ses anciens compagnons d'armes, Delmas. Aprés l'avoir soigné, son ami lui expliqua qu'il s'était retiré du monde pour expier ses péchés, et trouver dans la priére le pardon de sa vie. Etienne venait de rencontrer dans Delmas, quelqu'un qui avait les mêmes aspirations que lui. Aprés que Etienne eu parlé de Robert à Delmas, ils décidérent tous deux de s'associer au projet de ce dernier, et de le rejoindre rapidement. Ces rencontres étaient à coup sûr le signe que tous attendaient de Dieu.

Robert, Etienne et Delmas partirent tous trois sur ce lieu que Dieu semblait leur avoir indiqué. Dés qu'il vit l'endroit, Robert su que c'était là qu'il lui fallait bâtir les murs de son oeuvre. Ces forêts appartenaient à deux chanoines du Puy, Arbert et Rostaing. Robert décida de les rencontrer sur le champ pour obtenir d'eux la concession des lieux.

En l'an 1043, le jour des Saints Innocents, nos trois compagnons prirent pour la première fois possession de ce qui allait devenir la Chaise-Dieu, en s'installant prés de cette petite chapelle laissée à l'abandon, dédiée à Saint Vital et Saint Agricol, martyrs, premiers patrons de l'église cathédrale d'Auvergne..

Robert savait que ce lieu de culte était placé sous l'invocation de ces deux saints, aussi, aprés quelques réparations, il décida avec ses compagnons de dédier à nouveau la chapelle à ces martyrs.

Avant que ce lieu ne connaisse un début de rénommée, Robert et ses compagnons durent se battre contre les éléments, mais aussi contre les hommes. Les habitants environnants ne leur facilitèrent pas la tache, au contraire.

Il fallait surmonter le froid, la faim. Il fallait prier Dieu, reconstruire sa maison, aider les autres. Les trois ermites manifestèrent une telle ferveur dans leur tâche que les habitants environnants commencérent à s'intéresser à eux. Ils acceptaient même quelques trocs, échange de nourriture contre petit mobilier de hêtre fabriqué par Robert et ses compagnons.

La vie de sainteté que tous trois menaient finit par attirer du monde prés de la petite chapelle. Ces pénitents reconnurent en Robert, leur maitre, et ils adoptérent la régle qu'il leur enseignait.

Trois années passérent, et en 1046 selon le carthulaire de Ste-Gemme, Robert érigea les fondements de son monastère.


A suivre .....



Le 28 Décembre 1047. Rejoins par de nombreux fidèles, il fonde une communauté religieuse basée sur la règle de Saint Benoît, règle aménagée à cause du climat.

Le cas de Robert n'est pas isolé, en ce XIème siècle. De nombreux ordres se créent dans tout le royaume, en opposition aux abbayes clunisiennes, considérées comme trop attachées aux richesses. Robert cherche un retour aux sources de sa foi. En raison du succès de cette nouvelle communauté, dès 1050, l'évêque de Clermont, oncle de Robert, érige le petit monastère en abbaye bénédictine, sous le nom de Casa Dei, Maison-Dieu ou Maison de Dieu[1]. Il lui confie également plusieurs églises auvergnates : Luzillat, Maringues, Fournols, Saint-Dier et Saint-Denis.


En 1067, à la mort de Robert, son abbaye est, grâce aux dons qui affluent, à la tête d'un important réseau de prieurés dont un vrai monastère, le Port-Dieu (en Limousin) offert par Raoul "Passereau" [2]. Grâce à cela, l'évangélisation de pays reculés, comme le Livradois, se développe.

Patrick 2 novembre 2007 à 14:43 (CEST)

A sa mort, Robert de Turlande laissa le testament suivant :
Vous savez mes frères, comment la Charité du Christ nous a réunis ici, comment le Seigneur nous a appris à donner tout ce qui est en nous et à le donner à tous, connus et inconnus, riches et indigents, qu'on l'accepte de bon coeur ou qu'on n'en veuille pas.
C'est pourquoi j'ai voulu que l'autel majeur de cette sainte maison fût consacré sous le vocable par excellence de Dieu qui est la charité, afin que la charité fût toujours et de tous temps la reine de ce monastère et de ceux qui l'habitent ou qui l'habiteront par la suite et que l'épargne sordide et l'avarice n'y puissent jamais trouver la moindre place. Je vous prédis en conséquence que si vous mettez de côté mes recommandations sur ce point, on verra les calamités et la pénurie s'abattre sur le monastère; si, au contraire, vous et vos successeurs observez religieusement ce que je vous ai enseigné, vous recevrez de Dieu, sans qu'il y ait de doute possible, et les biens temporels en ce monde, et les biens éternels en abondance.


La succession de Robert de Turlande fût assurée par l'Abbé Durand, qu'il avait lui-même choisi. Là encore de nombreuses donations vinrent accroître le patrimoine de l'Abbaye.

Galerie d'images

Quelques images de la Chaise-Dieu sous la neige, tant que le réchauffement climatique le permet.

Information Cliquez sur une vignette pour l'agrandir.


La Chaise-Dieu, c'est aussi de magnifiques bois.

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Notes



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